mardi 31 mai 2011

#6: Voyages

Les Etats-Unis, ça a l'avantage d'être vaste. Du coup, passer un an "d'études" dans ce pays, ça m'a également permis de voyager dans quelques villes des USA. Etant donné que j'ai déjà écrit des articles plus ou moins longs (plus longs qu'autre chose d'ailleurs) sur ces voyages, je vais juste me contenter de faire un classement des villes que j'ai eu la chance de découvrir cette année.

#1: San Francisco
Golden Gate Bridge

SF a été de loin ma ville préférée! J'y suis allée en Janvier alors que la température oscillait entre 18 et 20°C et qu'il faisait parfois très beau, parfois très pluvieux. La ville regorge de choses à faire et même après avoir passé deux semaines à faire ma touriste, j'aurais encore eu des choses à découvrir. J'y ai gardé un chien, rêvassé devant les vagues monstrueuses de l'océan Pacifique, fait du vélo dans le Golden Gate Park et visité les universités de Berkeley et Stanford (si seulement j'aurais pu rester dans celle-là...)

#2: Boston
Malgré le blizzard qui s'est réveillé lors de mon séjour là-bas, je garde un très bon souvenir de Boston. C'est une ville remplie d'histoire où il y a pas mal de sites intéressants à visiter, mais je pense surtout que la neige tombante et les rues toutes blanches lui ont donné une ambiance magique qui m'a permis de l'apprécier encore plus! J'y ai tué mes bottes d'hiver, me suis gelé les pieds et les mains, fait du moonwalk sur glace (contre mon gré bien évidemment,) et gagné une partie de bowling!

#3: Chicago
Le haricot géant de Chicago
Chicago reste un très bon souvenir car c'est le premier voyage que j'ai effectué hors d'Oberlin, à un moment où j'avais grand besoin de revoir une ville! C'était également la première fois que je revoyais des amis de Sciences Po et notre petit groupe était bien agréable, ce qui a contribué à un très bon (et du coup très court) weekend. Même s'il n'y a pas grand chose à faire pour des touristes, la ville reste assez impressionnante par sa taille. J'y ai mangé une deep dish pizza, vu mes premiers gratte-ciels, fait mon premier shopping de vêtements, fait la vagabonde le soir car on ne trouvait pas de soirées pour les moins de 21 ans, et eu le vertige sur la grande roue!

#4: New York
La première fois que je suis allée à New York, la ville ne m'a pas réellement impressionnée. C'est aussi vrai que j'y suis allée juste après un blizzard et une semaine à voyager dans des cars et à dormir dans des lits grinçants d'auberge. Cependant, en y retournant une deuxième fois en fin mai, j'ai pu apprécier la ville sous une très bonne météo et mieux visiter, ce qui m'a fait changer d'avis. New York est une ville par excellence (transports, pollution, gens pressés, gratte-ciels,) un véritable paradis pour les accros du shopping mais aussi une ville qui se révèle impressionnante car elle se veut vitrine de la puissance américaine dans tous les domaines (culture à Broadway, shopping à Soho, économie à Wall Street...) J'y ai mangé mon premier Chipotlé (chaîne de restos de burritos!,) vu Ground Zero (le site des tour jumelles,) fêté le nouvel an à Times Square, bu ma première Corona depuis mon arrivée aux Etats-Unis, me suis fait un piercing, vu Panic! at the Disco en concert, vu des pingouins en vrai pour la première fois de ma vie et ai arrêté un taxi jaune comme dans les films!

#5: Washington
Le Capitol
Mon séjour à Washington était agréable mais la ville reste une des plus mortes que j'ai visité aux Etats-Unis. Rencontrer du monde dans les rues était rare car le seul intérêt de Washington est d'être une capitale politique. Du coup, j'y ai vu et visité des choses vraiment incroyables comme les archives des Etats-Unis, le Capitol, la Maison Blanche, les monuments à la gloire des anciens présidents, la Cour Suprême et le Pentagone (bon je l'avoue, on s'est seulement arrêté au métro du Pentagone...) J'y ai fêté un très bon Noël, marché pendant des heures, failli mourir de faim (littéralement,) ai failli versé une larme devant l'original de la déclaration d'indépendance des Etats-Unis et paniqué à cause d'une soirée histoire d'horreurs devant le cimetière d'Arlington.
 
#879: Cleveland
Le Rock and Roll Hall of Fame
Ah, Cleveland, que je te hais! Bon, c'est peut-être exagéré... Cela dit, Cleveland a été ma grosse déception de cette année car je croyais y trouver une ville intéressante, culturellement riche et plein de vie et j'ai découvert exactement le contraire: une ville ennuyeuse, pauvre et morte. J'ai toutefois une relation ambiguë avec cette ville car j'ai vraiment l'impression qu'elle pourrait offrir beaucoup de choses si les bonnes personnes étaient élues et tentaient de transformer cette ancienne ville industrielle. Mis à part le Rock and Roll Hall of Fame, le zoo, le quartier de l'université Case Western et une petite rue située dans le centre-ville à côté du House of Blues, la ville est glauque, effrayante et on y croise énormément de sans-abris, de mendiants et de gens à l'apparence folle. Se promener dans les rues de Cleveland n'est vraiment pas quelque chose que je recommande mais si j'avais une voiture, je suis persuadée que mon expérience aurait été différente et beaucoup plus agréable, donc je lui laisse le bénéfice du doute! J'y ai vu plein de concerts et visité les bureaux d'Alternative Press magazine (ce sont vraiment les deux seules choses intéressantes que j'ai faite là-bas!)

Hors-compétition: Columbia, MO
J'ai également passé une semaine dans le Missouri, dans la ville d'adoption d'Awa. J'y était surtout pour rendre visite à Awa (et avoir un toit pendant la semaine où les dortoirs étaient fermés à Oberlin) plutôt que pour visiter la ville. J'ai aussi découvert à quoi ressemblait une vrai université américaine: grande, pleine de fraternités et de sororités, une mascotte présente partout, des équipes de sport adulées, un grand centre commercial (le fameux "mall") et beaucoup plus de magasins et restaurants connus (ah Starbucks, tu m'avais manqué.) J'y ai vu un match de basketball universitaire, tenté de danser dans une soirée salsa, commandé des fondants au chocolat Domino's à minuit et mangé des viennoiseries françaises (miam!).

A peine posée à:
Denver, CO: c'était mon aéroport de transit entre le Missouri et San Francisco. Les montagnes rocheuses du Colorado sont vraiment impressionnantes, mais ce qui est encore plus fou sont les maisons et chalets construits au milieu de ces montagnes, seuls au milieu de nulle part!

Baltimore, MD:le point de départ de mon voyage de cinq semaines en fin décembre. J'y ai retrouvé Awa et ensemble nous avons joué aux pauvres françaises perdues pour attraper le train presque gratuitement pour Washington. Cette ville, c'est le ghetto.

Charlotte, NC: J'y suis restée environ une heure entre San Francisco et Oberlin. Tout ce dont je me souviens est d'avoir mangé une pizza et avoir pensé aux Frères Scott et à Nicholas Sparks.

Memphis, TN: Jamais de ma vie j'aurais cru passer aussi peu de temps dans une ville étrangère. Mon "séjour" y a duré dix minutes à tout casser: trois minutes d'atterrissage et d'ouverture de portes, trois minutes de course à la montre pour attraper le prochain vol, et quatre minutes pour que l'avion suivant décolle. Sûrement le défi réussi dont j'ai été le plus fière. Sauf que du coup, j'ai pas eu le temps d'acheter un Elvis miniature :/

Et tous ces voyages m'ont donné une idée: cet été, je fais la touriste à Paris!

lundi 30 mai 2011

#5: CDs, CDs...

Pour moi, un des premiers avantages à être aux Etats-Unis fut de ne pas avoir à payer le prix de l'import sur tous les produits américains. Cela était pratique pour les vêtements, chaussures et surtout pour les CDs.
Etant donné que les groupes que j'écoute sont en majorité Américains, cette année m'a permis de faire le plein d'albums, aussi bien nouveaux qu'anciens. 


La première différence entre acheter des CDs en France et aux Etats-Unis est que je n'ai pas eu de mal à trouver des groupes que j'aimais dans les rayons des magasins. Même le Virgin Megastore des Champs-Elysées qui a une impressionnante quantité de CDs rock/punk en import n'a pas tous les bons albums qui sortent aux Etats-Unis. C'est donc assez agréable de se promener dans les rayons et de découvrir des noms très familiers qui sont cependant inconnus des magasins de musique français.

La deuxième différence est bien évidemment les prix. Même en enlevant le prix de l'import, j'ai réussi à acheter des CDs à des prix incroyablement bas. Alors qu'un CD en import est d'environ 16€ en France, le même CD se retrouve dans un magasin équivalent (par exemple, "fye") à 10€. Mais encore mieux, les Etats-Unis ont une culture du magasin de musique indépendant, et j'ai donc pu farfouiller dans trois de ces merveilles à San Francisco et à New York. Là, les prix sont encore plus impressionnants car beaucoup de CDs sont d'occasion et il est facile de dénicher des trésors qui coûtent entre 2 et 5 euros seulement.

Cette année m'a donc permis d'acheter pas mal d'albums, même si j'ai également dû me retenir à plusieurs reprises: acheter une dizaine de CDs à la fois, ça revient cher, et ça prend de la place dans la valise!

mardi 24 mai 2011

#4: Staff Writer pour la Oberlin Review!

The Oberlin Review est un journal hebdomadaire conçu entièrement par les étudiants de la fac. Il sort tous les vendredis pendant l'année scolaire et comporte une section news, une section opinions, une section arts et une double page sur le calendrier des évènements à venir sur le campus. Cette année, je me suis mise à écrire pour la section "opinions" du journal.






Lors d'une séance de mon cours de journalisme du premier semestre, l'éditrice de la section opinions (une étudiante de quatrième année) est venue présenter la Oberlin Review et a lancé un appel à tous ceux qui étaient intéressés de participer. Quelques jours après, je me suis forcée à lui envoyer un mail afin de ne pas laisser passer cette chance.


Il se trouve qu'écrire pour le journal était plus facile que ce que j'imaginais parce qu'une fois le contact établi avec l'éditeur/ice, très peu de sélection est faite dans les articles qui leur sont envoyés.


Ecrire pour le journal était une opportunité extraordinaire parce qu'il m'a permis de remplir mon CV avec quelque chose qui me sera sûrement utile pour le futur. Mais d'autre part, mes articles étaient loin d'être les meilleurs du monde et j'ai rarement été satisfaite de ce que j'écrivais et de ce qui était ensuite publié. Mais qu'importe, j'ai eu mes premiers articles publiés sur un vrai journal au format papier et c'est ce que je garderai en souvenir!